Le clou du spectacle

Année 20200225

Dannemarie: les toiles de Louis Walter dans l’objectif de son petit-fils

Le cinéaste originaire de Dannemarie Olivier Arnold s’empare du patrimoine familial pour réaliser une série de courts-métrages consacrés à l’œuvre foisonnante de son grand-père, le peintre Louis Walter. Une ode colorée et poétique à laquelle le comédien Jean-Claude Dreyfus prêtera sa voix.

« Une plongée dans les toiles, au plus près du geste de l’artiste » : c’est toute l’ambition esthétique du cinéaste mulhousien Olivier Arnold , qui est récemment venu tourner dans la maison familiale de Dannemarie, celle où vécut le peintre Louis Walter jusqu’à sa disparition en 2011. Un vrai retour aux sources artistiques.

Une œuvre « assez inépuisable »

Déjà auteur de nombreux films et courts-métrages, le réalisateur poursuit l’un de ses projets les plus éminemment personnels, entamé il y a trois ans avec un premier volet intitulé De toile en toile. Un hommage au coup de pinceau du grand-père et à son œuvre « assez inépuisable » : Louis Walter aurait signé plus de 2 000 toiles au cours de sa carrière. Un sacré vivier d’inspiration pour son cinéaste de petit-fils, qui officie comme prof d’histoire quand il n’est pas sur un plateau de tournage. « J’en redécouvre sans cesse… »

La quête de la « touche » de l’artiste

Quand on grandit entouré d’images, forcément ça aide.. « Il avait un regard amoureux sur les choses », explique Olivier Arnold, qui se souvient de son grand-père entamant des croquis à main levée au détour d’une balade. « Il arrivait à sentir l’ambiance et l’atmosphère d’un lieu », abonde Lucie Walter, pas mécontente de voir les peintures de son regretté époux à nouveau sous le feu des projecteurs. 

Pour cette nouvelle série documentaire, le réalisateur s’était entouré de Victorien Mentil, du Studio M2V à Guewenheim. Caméra braquée sur les tableaux, à quelques centimètres de la toile, Olivier Arnold traque « la touche de l’artiste », sa fluidité ou sa nervosité, cherche à décortiquer le geste en se concentrant sur les huiles, leur « épaisseur » ou leur « relief ». « On va vraiment au plus près de la toile. » Une expérience picturale et visuelle qui devrait prendre tout son sens sur grand écran. Et avec la magie des mots. 

Trois thèmes chers au peintre dannemarien avaient été retenus par le cinéaste et donneront donc lieu à trois courts-métrages : les fleurs, les mers de Bretagne et les littoraux corses. Le tout rythmé par des poèmes d’Apollinaire et Rimbaud. Et servi par la voix inimitable du comédien Jean-Claude Dreyfus, devenu ces dernières années un fidèle complice d’Olivier Arnold.

Interview

Olivier Arnold

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